Dernière étape au Pérou, Puno et le Lac Titicaca

Du 11 au 13 octobre, Puno.

Derniers jours au Pérou avant notre passage en Bolivie, Puno ne restera pour nous qu’une ville étape! Nous ne sommes pas tombés sous le charme de cette ville, on l’a trouvée grise et avec peu de charme.

Nous avons rejoint la ville en 6h de bus depuis Arequipa, et la bonne nouvelle c’est que le trajet s’est bien passé! On a voyagé une fois de plus avec la compagnie Cruz Del Sur, c’est un peu la Rolls Royce du bus, siège qui s’incline, écran individuel, petit encas…On est arrivé vers 20h, il faisait nuit depuis longtemps déjà, humide et froid, et en plus on avait la neige! On ne s’y attendait pas, et les habitants non plus apparemment! Du coup, la première impression est un peu glaciale…c’est fou comme le temps peut influencer sur nos jugements!

Puno était pour nous la ville étape avant de rejoindre la Bolivie, nous n’avions pas l’intention de visiter les fameuses Iles du lac Titicaca côté Pérou, beaucoup de voyageurs nous les avaient déconseillées, mais une fois sur place, on trouvait dommage de ne pas aller voir au moins les Iles Uros, ces fameuses îles flottantes fabriquées uniquement avec des roseaux!

Après une bonne nuit de repos, dans un hospedaje fort sympathique, nous voilà partis en direction du port.

Arrivés sur place, on esquive toutes les agences, pensant être plus malins, et on achète nos tickets aller/retour pour les Iles Uros directement à l’embarcadère (en pensant être un peu plus libres que dans les excursions vendues par les agences). On aurait voulu visiter aussi l’Ile Taquile, tant qu’on y était, mais semble t-il qu’il n’y ait qu’un départ par jour à 7h30…Je soupçonne qu’il y ait un autre port pour les locaux, et que des ferries partent bien plus régulièrement…Enfin bref, nous voilà partis en compagnie d’une vingtaine d’autres touristes, péruviens pour la plupart, pour 30 minutes de bateau.

Le poste de garde!

On nous débarque sur une petite île en roseau:  des femmes habillées en costumes traditionnels plutôt colorés nous accueillent en chantant. La scène est bien répétée, même trop, on sent un peu de lassitude, c’est presque gênant.

On nous fait installer en rond sur des bancs, toujours en roseau, et un homme prend alors la parole pour nous faire une petite présentation. Je trouve cela plutôt sympathique de prendre le temps de nous accueillir mais je suis en même temps un peu surprise par notre arrivée. Je pensais qu’on allait nous débarquer sur une île bien plus grande, qu’on allait pouvoir déambuler, prendre le temps, mais en fait nous sommes pris un peu en otage sur ces quelques mètres carrés. Enfin, l’exposé de notre chef de famille est presque intéressant. Il nous explique brièvement comment se construisent les îles, leur fonctionnement: elles ont leurs écoles,  leur propre « capitale », que nous aurons la chance d’aller visiter en bateau traditionnel pour y déjeuner de succulentes truites juste après cette pause culturelle; Une nouvelle démonstration de la chorale clot l’intervention de notre homme, après que l’on se soit fait passer divers objets traditionnels. Nous sommes divisés en petit groupe avec chacun une maîtresse de maison afin de découvrir les huttes dans lesquelles ils vivent (le doute subsiste…) et de profiter de l’artisanat local (sans aucune obligation d’achat bien entendu, même si quand même ce serait bien parce qu’ils en passent du temps à fabriquer tous ces bibelots en roseau…).

Autant dire que la visite a duré 5 minutes chrono, bonjour authenticité, la femme qui nous servait de « guide » était d’un enthousiasme comme rarement j’ai vu, et elle s’est ensuite empressée de nous emmener devant son « stand ». Et il fallait regarder et acheter sur son stand et par sur celui de la copine (qui elle avait déjà comme clients son petit groupe); On a vite été rappelé à l’ordre quand on a commencé à regarder les bibelots de la voisine,…

Puis nous sommes invités à embarquer sur leur bateau traditionnel (fait en bottes de roseaux) pour aller déjeuner sur l’île capitale. Une fois installés, nous sommes aussi invités à payer 10 soles par personne pour la balade…Le bateau traditionnel est poussé par une barque avec un moteur, c’est assez comique. Au bout de quelques minutes de navigation, nous arrivons de nouveau sur une île microscopique. On nous débarque, tout le monde se demande ce qu’on fait là, ça ne ressemble pas vraiment à l’idée qu’on s’était fait de la capitale…ah oui, mais c’est qu’il y a plusieurs capitales (dixit le gars qui nous a conduit jusqu’à cet endroit…) Bizarrement sur cette capitale, il n’y a qu’un endroit pour se restaurer! il y a une  sorte de troquet avec trois chaises qui se courent après et tu peux manger une truite pour 10 fois plus cher que les prix normalement pratiqués…et pour apprécier pleinement l’endroit, la pause dure une heure…Bon, autant dire, qu’on a vu rouge, 😡…et on était pas les seuls! On a attendu que l’heure tourne et quand notre bateau est venu nous rechercher, nous avons vite pris place pour regagner Puno!

On était dégouté: le cadre était chouette mais gâché par cette sensation de s’être fait avoir comme des bleus!

Heureusement nous avons terminé notre journée en compagnie d’une nouvelle famille tourdumondiste rencontrée le matin même et on a passé une bonne soirée à échanger sur nos préoccupations de voyageurs!

Le lendemain, un nouveau pays nous attendait, la BOLIVIE!

 

 

 

3 commentaires sur “Dernière étape au Pérou, Puno et le Lac Titicaca

  1. Hola, Hola les amis,
    Quel beau blog !! Et quel bon moment passé ensemble sur le port de Copacabana !
    Très gros bisous à vous 4 ! Et au plaisir de se revoir un jour !
    Les Palous

    1. Merci!!j’espère que vous allez bien et que la suite du voyage se passe toujours aussi bien!
      grosses bises à tous les 4!

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