Détour par Arequipa, mais quelle bonne idée!

Du Dimanche 8 octobre au Mercredi 11 octobre – Arequipa

Nous avons quitté Cusco pour rejoindre Arequipa en bus de nuit. Nous sommes arrivés dans un état proche de la décomposition avec Yannick, les bus de nuit ne nous réussissent pas vraiment, ce doit être l’âge 😂…Il était environ 7h30 quand nous avons commencé notre recherche d’hospedaje pour trouver où dormir…A 7h35, c’était vendu…pas vraiment d’énergie pour discuter les prix et faire d’innombrable recherche…en plus on a pu prendre la chambre dès le petit matin, du coup le premier hôtel a été celui de nos 3 nuits passées à Arequipa!

On a dépassé notre budget car nous avons opté pour un peu plus de confort…mais quelle bonne idée! Nous poser 3 nuits dans le même endroit nous a fait grand bien, il y avait une jolie terrasse où nous prenions un vrai petit déjeuner et où nous pouvions faire l’école avec la vue sur le volcan Misti, un petit coin salon, une super wifi…bref de quoi se remettre de notre séjour en Amazonie!

L’école…
Vue depuis notre Hostal Solar

Arequipa est une ville très agréable à vivre. Le climat est clément toute l’année, les guides de voyage le disent, les habitants nous l’ont confirmé et nous n’avons vu que le soleil! Par contre, les nuits restent fraîches!

Je ne sais pas si c’en est l’une des raisons, mais une forte communauté de français y est installée et du coup bon nombre de restaurants proposent des plats typiquement français…autant dire qu’on s’est fait plaisir! On a pu manger de la ratatouille et ça été un grand moment de bonheur! Beaucoup de légumes sont cultivés au Pérou, mais quasi toute la production part à l’exportation. Les péruviens ne sont vraiment pas friands de légumes!

Saveurs françaises…merci la vie 😉

Mais Arequipa est aussi très souvent soumise aux tremblements de terre; on aurait pu vous raconter celui qu’on a vécu, magnitude 6,3, mais on a rien senti: c’est notre guide du couvent de Santa Catalina qui nous l’a raconté, elle n’en revenait pas qu’on n’ait rien ressenti…nous non plus! C’est un risque auquel le pays se prépare régulièrement. Le 13 octobre, le pays organisait d’ailleurs une simulation à l’échelle nationale en cas de séisme.

En plus du risque sismique, il y a aussi le risque volcanique. Arequipa est en effet entourée de 3 volcans, le Misti, Pichu Pichu et Chachani. D’ailleurs, on l’appelle la « cité blanche » car de nombreux édifices sont construits avec le sillar, de la roche volcanique qui a une teinte plutôt blanche. Nous révisons nos sciences par la même occasion: il y a deux types de roches volcaniques, le basalte (roche sombre) et l’andésite (roche claire que l’on retrouve particulièrement dans les Andes d’où son nom…). Cela dépend en partie à la teneur en minéraux du magma mais aussi au type de volcanisme.

 

La Cathédrale
La Plaza de Armas

Le Misti est vraiment très impressionnant, c’est celui que l’on voit le mieux depuis la ville. Il est à 17 km de la ville et a une altitude de 5822m. Chaque année, un trail est organisé au départ de la Plaza de Armas (2300m) jusqu’au sommet du Misti! Cette année, le vainqueur a effectué ce parcours en 4h37! C’est une remarquable performance quand on considère l’altitude et le dénivelé! Les volcans étaient aussi, au temps des Incas, considérés comme des Dieux, puisque qu’ils avaient le droit de vie ou de mort sur les habitants de la région. Les Incas faisaient alors des offrandes, ils sacrifiaient des enfants pour apaiser leurs esprits. Avec les éruptions volcaniques, qui ont fait fondre la neige sur les sommets des volcans, certains squelettes ont été retrouvés et c’est comme cela qu’on a découvert ces rituels « un peu particulier ». « Juanita » est la jeune fille la plus connue qui a été retrouvée par des alpinistes en 1995, dans un état remarquable grâce aux températures glaciales (c’est bien connu, le froid ça conserve)! Ces histoires n’ont pas bien rassuré Timoté, c’était compliqué de lui expliquer le sens du mot « sacrifice » et aujourd’hui encore c’est un peu flou! Il craignait pour son compte je pense!

Le Misti

 

Nous avons découvert la ville avec un Free Walking Tour: ce sont des petites randonnées urbaines qui sont organisées dans beaucoup de ville du monde. En général, tu choisis un créneau horaire, le point de rendez vous est indiqué sur le site de l’organisateur, et c’est une balade guidée qui dure environ 3h. C’est assez sympa comme concept, tu rencontres d’autres voyageurs, le guide est en général plutôt sympa (rémunéré au pourboire) et c’est un moyen agréable d’avoir un aperçu de la ville pour ensuite décider plus précisément de certaines visites.

Nous avons découvert aussi le Monasterio de Santa Catalina: il s’agit d’un couvent, fondé en 1580, qui héberge encore aujourd’hui une quarantaine de religieuses. Nous avions pris une guide en français et c’était vraiment un bon conseil de nos acolytes genevois: les enfants étaient vraiment intéressés par la visite et nous aussi! Timoté faisait des commentaires à chaque explication, on a bien rigolé avec la guide qui avait un français parfait. Il faut dire qu’entre les Incas qui font des sacrifices d’enfants, les catholiques qui venaient se cloitrer pour prier un homme qu’on avait cloué sur une croix …ça soulève beaucoup de questions chez nos têtes blondes! Bref, nous étions enchantés par notre visite.

A l’époque, toutes les 2ème fille d’une famille devaient entrer au couvent à l’âge de 12-13 ans. La famille apportait une dot, à la hauteur de ses moyens, et construisait la maison de la future religieuse, et même celle de sa servante qui l’accompagnait si celle-ci était vraiment riche! Selon les moyens de la famille, les maisons étaient plus ou moins grandes, chacune venait avec ses meubles, lits, vaisselles… Le Couvent ressemble à une ville dans la ville (il fait plus de 20 000m2 tout de même!). Après les cloîtres, on découvre plusieurs ruelles. On y retrouve des maisonnettes avec une ou deux pièces, les lits étaient mis dans des alcôves, des cuisines, des fours en pierre; il y aussi des chapelles, une cuisine commune, des jardins, un « centre médical ». Les religieuses travaillaient, enseignaient, pouvaient accueillir des membres de leur famille. De nos jours, les religieuses continuent à confectionner des pâtisseries, des savons, des crèmes,…les bénéfices permettent d’entretenir ce vaste édifice et de faire vivre cette petite communauté!

Le Couvent de Santa Catalina
la Brita de l’époque: pierre poreuse qui filtrait l’eau (et qui la filtre toujours !)
Le Lavoir

Enfin, pour notre dernière soirée à Arequipa, nous avons assisté au match de qualification pour la Coupe du Monde de foot 2018, Pérou vs Colombie. On avait l’impression d’être à un match de finale de Coupe du Monde en France; le foot est une seconde religion en Amérique du Sud. Deux jours avant le match, les Péruviens portaient déjà le maillot emblématique de l’équipe (rouge et blanc) et le soir du match l’ambiance était incroyable. Sur la plaza de Armas, il y avait un écran géant. Tous les bars étaient remplis à craquer! Le match n’a pas été un grand match, le score 1-1, a simplement permis au Pérou de ne pas être éliminé et de rejouer sa qualification contre la Nouvelle Zélande en novembre. Mais peu importe, on avait l’impression qu’ils avaient gagné la Coupe du Monde tant ils ont crié et fait la fête après le match! C’était un moment à vivre: même si nous ne sommes pas particulièrement foot, on s’est vite pris au jeu!

Soir de match sur la Plaza de Armas

Le lendemain nous avons pris la route pour Puno, dernière étape de notre séjour au Pérou…

7 commentaires sur “Détour par Arequipa, mais quelle bonne idée!

  1. Coucou,

    Grace à vous j’adore le lundi, je commence la semaine en lisant vos aventures, et quelles aventures!!!
    J’ai l’impression de voyager en même temps que vous c’est génial. De quoi attaquer la semaine du bon pied.
    Bises à vous 4
    Emilie

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