La suite et fin de notre périple en terres australiennes!

Nous vous avons laissé lors de notre dernier post à Bundaberg, lieu de notre rencontre improbable avec les petites tortues.

Le lendemain, 8 mars, nous voilà repartis sur la route en direction de Airlie Beach, qui sera notre point d’ancrage pour aller explorer les îles Whitsunday. Nous avons quelques heures de route, nous roulons une bonne partie de la journée mais prenons le temps de nous poser pour la pause déjeuner et gagnons tranquillement notre campement du soir.

Les villages et petites villes ont parfois des allures d’ouest américain: les devantures de certains magasins ressemblent à des décors de westerns, les rues semblent désertes et quelques vieux pubs ponctuent ce décor avec des entrées plus ou moins accueillantes…La région a été autrefois un vaste terrain pour les chercheurs d’or, d’où cette ambiance un peu farwest je pense; de nos jours, l’économie repose en partie sur la culture de la canne à sucre, mais aussi de bananes, de mangues, et autres fruits tropicaux…Les maisons, la plupart en bois, sont souvent sur pilotis, les pluies peuvent être diluviennes!  Le Queensland semble sorti tout droit d’un autre temps. Heureusement que MacDo est là à chaque coin de rue pour nous rappeler que nous sommes bien au XXIème siècle! J’exagère un peu mais ce contexte confère à la région une atmosphère bien différente des villes comme Sydney ou Melbourne! Nous trouvons les gens bien plus accueillants aussi.

Après une nuit dans un coin bien paumé, où seuls les moucherons et moustiques osaient s’aventurer😅, nous nous remettons en direction de Airlie Beach.

Ce n’est pas très visible, mais tous les soirs, des milliers de chauve-souris géantes envahissent le ciel!

Nous nous arrêtons en route à Sarina pour aller visiter une sucrerie « miniature »: avec tous ces champs de canne à sucre qui nous entouraient, on a pensé qu’un peu d’apprentissage à ce sujet ne nous ferait pas de mal🤔. Nous avons donc découvert « le process de production » d’une sucrerie, comment se plantait la canne à sucre, comme elle était récoltée puis transformée pour devenir ensuite du sucre.

Les cannes à sucres sont des plants qui aime la chaleur et l’humidité, c’est pour cela qu’on trouve les cultures de canne à sucre à grande échelle essentiellement sous des climats tropicaux. Elles ressemblent à des roseaux, et elles peuvent atteindre 5m de haut.

La canne à sucre est prête à être récoltée quand les plumeaux blancs, tels ceux des roseaux, sont « fleuris ». C’est une plante vivace, elle repousse après chaque coupe! C’est assez commode pour celui qui cultive, mais en général les souches sont renouvelées tous les 2 ans afin de conserver la qualité, qui diminue à chaque repousse. Les vieilles souches sont alors complètement arrachées, et on peut replanter par bouture. On utilise des tronçons de canne à sucre qui sont disposés dans un sillon, et c’est à partir des « yeux » de ce tronçon que le nouvel enracinement se réalise!

  • La récolte ne se fait plus à la main (ici en Australie), mais avec des énormes machines qui étêtent les cannes à sucre pour ne couper que les tiges dans lesquelles se trouvent la saccharose.
  • Puis ces tiges sont nettoyées et broyées dans des moulins afin d’en extraire le jus.
  • Ce jus subit ensuite plusieurs actions: tout d’abord la décantation/l’épuration. Cette étape permet d’ôter les impuretés, les corps étrangers présents dans le jus.
  • Le jus clarifié passe ensuite dans des évaporateurs, c’est l’évaporation : il est chauffé afin de perdre un maximum d’eau et devenir une sorte de sirop (de par sa consistance).
  • Ce sirop va être chauffé, de nouveau pour que l’eau encore présente s’évapore mais aussi pour favoriser le phénomène de cristallisation, en y ajoutant quelques cristaux de saccharose. La matière obtenue est de plus en plus visqueuse et passe dans un malaxeur pour poursuivre la cristallisation.
  • Le sucre, quasiment débarrassé de tout liquide, est essoré dans des turbines, des centrifugeuses, pour séparer les cristaux des résidus de la masse « visqueuse », la mélasse, cette partie de sirop qui ne se transformera jamais en sucre, mais qui pourrait bien finir dans votre verre, sous forme de rhum (après quelques étapes de transformation😛). C’est la centrifugation.
  • Et enfin viennent le séchage puis le raffinage, dernière étape qui permettra de définir ainsi le grade du sucre : brun, roux ou blanc.

Après cette halte éducative et une petite dégustation sucrée, nous poursuivons notre chemin et arrivons à notre camping de Airlie Beach, qui nous avait été recommandé par la famille québécoise rencontrée à Sydney.

Et pour cause, ce camping disposait d’une piscine et d’un parc aquatique avec toboggans, THE place to be pour nos charmantes têtes blondes, et pour nous un élément, j’ose le dire, de chantage pour bien faire l’école (ahahaha rires machiavéliques 😝).

Nous nous y sommes installés pour 4 nuits. Nous avons pu ainsi profiter de la piscine, faire quelques promenades à pieds, admirer les incroyables infrastructures de la ville avec des piscines, des « lagons ». Le coin est plutôt plaisant, calme bien que les Iles Whitsunday soient une des attractions touristiques les plus connues en Australie.

Petite balade sur le marché de Airlie Beach

Le lagon de Airlie Beach, la « piscine municipale », pas mal?

Les Whitsunday: il s’agit d’un ensemble d’îles, 74 à ce qu’il parait, qui doivent leur renommée à leur sable blanc et leurs forêts tropicales.

Nous avions lors de la préparation de notre voyage envisagé de faire une croisière sur ces îles. Et puis, au fur et à mesure de notre périple, nous avons abandonné cette idée et nous nous décidons finalement pour un vol au-dessus des îles et de la Grande Barrière de Corail. Oui, c’est complétement foufou😝 mais nous ne regrettons pas ces folles décisions ! Nous aurions pu nous contenter d’un survol des Whitsunday, mais l’occasion était trop belle pour ne pas la saisir : survoler la barrière de corail, c’était vraiment le « pompom ».

Il n’y a que 2 compagnies aériennes qui proposent ce vol, le choix était donc vite faite : un œil sur le prix, un œil sur Tripadvisor, et nous choisissons GSL aviation.

Le rendez vous est fixé en début d’après-midi. Nous arrivons 30 minutes avant, et après quelques consignes de sécurité, nous montons à bord d’un petit avion avec 3 autres personnes.

Chacun a son hublot et son casque. Ça secoue un peu, nous avons bien fait de manger léger…

Pendant 1 heure, nous allons survoler dans un premier les Whitsunday Islands, le pilote nous donne quelques explications, difficiles à suivre, enfin le décor se suffit à lui-même !

Nous poursuivons en suite jusqu’à la Grande Barrière de Corail : whaou ! quel spectacle ! On devine les différents récifs, il y a en a plus de 2500, qui forment ensuite ce qu’on appelle la barrière de corail, longue de 2000km! Elle est aujourd’hui le plus grand écosystème de récifs coralliens du monde, même visible depuis l’espace. Ils sont immergés dans une eau bleue turquoise, et au-delà on perçoit l’immensité de l’océan avec un bleu beaucoup plus intense. Ces récifs forment une sorte de mosaïque, la vue du ciel est exceptionnelle.

 

C’est à cet endroit de la Grande barrière de corail, au niveau des Whitsunday, que l’on peut observer le fameux Heart Reef, vous savez, ce fameux cœur immortalisé par une photo de Yann Arthus Bertrand que l’on retrouve dans les calendriers GEO 😉?

Celle-ci, c’est la nôtre !

Ça fera l’affaire pour notre calendrier 2019😊 !

Bref, après cette parenthèse aérienne, ô combien magnifique, nous essayons de redescendre de notre nuage pendant la route que nous reprenons pour rejoindre Townsville. J’épluche mes photos et même quelques heures à peine après ce vol, j’ai peine à croire que nous l’ayons fait ! c’est tout bonnement f a n t a s t i q u e !

Nous quittons Airlie Beach…
Sur la route des champs de canne à sucre…
…des champs de bananes…

Le 13 mars, nous passerons la journée à Townsville.

Nous avons fait une petite balade urbaine, sur les bons conseils de la mamie qui nous avait accueilli au I center (les offices de tourisme version Aussie, managés par des retraités ravis de partager leur passion pour leur région), avec pour thème le street art. Munis d’un plan, nous sommes partis à la chasse aux œuvres urbaines ! Il faisait une chaleur étouffante.

 

Nous avons ensuite grimpé au sommet de la Castle Hill, une colline qui domine l’ensemble de la ville. Nous étions assez fiers de nous car, ça grimpait, il y avait énormément de marches, et il faisait…toujours aussi chaud. Mais le point de vue était sympa.

Du coup, après ces efforts inconsidérables et inconsidérés😅, nous nous décidons pour retrouver un camping avec une piscine…eh oui, dans le Queensland, pas moyen de se baigner dans l’océan. Enfin, la baignade est vivement déconseillée : entre les requins, les méduses et les crocodiles…On comprend mieux que les City Councils financent ces fameux lagoons dans chaque ville que nous traversons…enfin on le comprend, on admire surtout !

Après une petite baignade, une partie de mini-golf, s’en est suivie une soirée cinéma devant Joséphine Ange Gardien – c’était à titre exceptionnel, nous avions ouïe dire qu’un épisode incroyable avait été diffusé sur TF1, car Joséphine venait en aide à Tom de Camping Paradis, et il n’était donc pas concevable de rater cet évènement médiatique 😳- …merci qui🙈 ??? les responsables se reconnaitront…Bref, Océane et Timoté était aux anges.

Nous avons rendu notre camping-car à Cairns le 15 mars. Nous avions trouvé un airbnb pour 4 nuits, que nous avons finalement prolongé jusqu’à l’avant dernier jour, la dernière nuit étant réservée, on s’est retrouvé dans un bon vieux backpackers hostel avec plein de jeunes allemands, ….ah le jeune backpacker allemand, il brille par sa discrétion😠…ça me rappelle un souvenir de vacances, il y a bien longtemps 😊

A Cairns, nous avons fait une excursion pour aller sur la Grande Barrière de Corail. Nous sommes partis sur un grand catamaran, avec 99 jeunes, nous étions de nouveau les seuls avec enfants, soit on est fou, soit nos enfants ont beaucoup de chance…soit en fait on est encore des jeunes…je vais prendre cette dernière proposition…😜Enfin bref, nous sommes partis une journée prendre l’air du Pacifique et découvrir cette fameuse Grande Barrière de Corail, mais cette fois ci de beaucoup plus près…

Nous nous sommes équipés d’une petite combinaison saillante à souhait, idéale pour mettre en valeur nos corps de jeunes, et au bout de 2 heures de navigation, nous sommes arrivés sur le spot de plongée. Equipés de masques, palmes, tubas, nous sautons tous dans ces eaux turquoises…enfin presque tous. Timoté fait une tentative…mais il y a de grosses vagues, et même si l’eau parait claire, nous ne voyons pas le fond, et du coup, malgré nos encouragements, nous ne parvenons pas à le décider à partir à la rencontre de Nemo et Cie.

Qu’importe (c’est moche hein ?), une charmante petite employée française accepte de veiller sur lui. Du coup, nous avons été explorer les fonds marins à 3 ! Cette découverte s’est déroulée en deux temps. Une le matin et une l’après-midi après un buffet excellent (il y avait du poulet à la provençale et de la ratatouille !?).

Les Picard, les seuls cinglés à manger sous une chaleur de plomb…enfin, c’est quand même pas tous les jours qu’on est sur la Grande Barrière, on en profite à donf :)))…vous auriez fait pareil non???

Nous avons vu des coraux multicolores, des étoiles de mer bleu majorel, des poissons turquoises, jaunes, rayés, zébrés,…bref un festival de diversité aquatique! Océane a même vu un requin pointe noire. C’est un spectacle dont on ne se lasse pas.

 

Je suis toujours surprise de voir comment ce petit monde sous-marin peut capter notre attention et nous émerveiller à chaque plongée. Je pourrais me laisser porter des heures par le courant : et il vaut mieux avoir la tête dans l’eau et se faire porter. Dès qu’on met la tête hors de l’eau, les vagues et les remous ont tendance à donner la nausée😲. J’ai été un peu déçue par le manque de luminosité et de clarté, j’avais en tête les fonds marins de Polynésie, limpides. En revanche, quelle diversité! quelles couleurs!

J’étais très émue de me retrouver à nager dans ces eaux du Pacifique, au milieu de la Grande Barrière de Corail, sur les côtes australiennes, avec mon ptit mari et ma fille. Pendant cette balade aquatique, j’ai fait pause sur image, figé cet instant. Comment imaginer qu’un jour nous nous serions retrouvés là ?  J’ai eu des frissons en réalisant ce que nous étions en train de vivre, présentement, d’autant plus que plonger dans cette fameuse barrière de corail faisait vraiment partie de ma « bucket list ».

Nos derniers jours en Australie ont été très reposants: nous avons profité de nos journées pour bien faire l’école le matin, nous promener, nous baigner, ou glander devant des films les journées de pluie! Mais il ne faut quand même pas que ça dure, nous avons la bougeotte, et l’Asie nous attend!

Le lagon de Cairns
Quelques piscines sans prétention dans notre airbnb ;))

Nous avions hâte d’y arriver, de nous perdre de nouveau dans des cultures différentes, de retrouver un mode de vie backpacker, itinérant, de découvrir de nouvelles saveurs culinaires…! A la prochaine alors pour de nouvelles aventures…vietnamiennes cette fois ci😊

5 commentaires sur “La suite et fin de notre périple en terres australiennes!

    1. 😉 ça y est…bon j’ai un bug avec la newsletter, mais c’est fait! merci pour ton assiduité ma Rachel, pleins de bisous

  1. Merveilleuses photos et une grande émotion de vous lire et de vous savoir si heureux…
    Sincèrement ravis pour vous ! J’ai hâte de lire la suite comme à chaque fois ! Bisous à vous 4.

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